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Les autres activités d’autosurveillance du patient


La simulation de tâches

Avant que votre patient reprenne ses activités professionnelles, demandez-lui de s’adonner à une simulation en effectuant des tâches ayant les mêmes exigences physiques, cognitives et émotionnelles. La simulation de tâches indiquera s’il est prêt à reprendre son poste, tout en améliorant son endurance.

Exemples :

  • Une personne qui travaille en comptabilité peut préparer ses impôts ou payer les factures.
  • Si les tâches du patient sont plutôt physiques, il pourrait essayer de faire du ménage ou des petites tâches à l’extérieur.

Avant la simulation, il est important d’évaluer les risques pour le patient.

Conseil pour l’adaptation : S’il a encore du mal à se lever tôt, suggérez à l’employeur de décaler son horaire afin qu’il commence et finisse sa journée de travail plus tard. Il fera ainsi le même nombre d’heures, mais aura plus de temps pour se préparer à aller travailler. Pour d’autres idées d’adaptation du lieu de travail, consultez notre section sur les mesures d’adaptation.

Conseils pour la simulation de tâches :

  • Demandez au patient de noter (sur un calendrier, par exemple) pendant combien de temps il peut effectuer une tâche avant de prendre une pause. Ces renseignements vous aideront tous deux à établir le nombre d’heures de départ en cas de retour progressif au travail.
  • Suggérez au patient de débuter la simulation à l’heure où il ferait ces tâches dans son milieu de travail. Il pourra ainsi mieux s’adapter à son horaire.
    • Exemple : Si la tâche débute habituellement à 9 heures, il devrait démarrer la simulation à la même heure.
  • Si votre patient ne parvient plus à se lever aussi tôt qu’avant, encouragez-le à décaler son sommeil d’une demi-heure par semaine.

Le bénévolat

Certains considèrent le bénévolat comme un moyen sûr d’évaluer leur aptitude à retourner au travail. Par exemple, si votre patient doute de sa capacité à gérer les multiples exigences du poste, une courte période de bénévolat vous aidera tous deux à voir ce qu’il en est et lui donnera l’occasion d’améliorer ses compétences. Si le poste exige du patient qu’il restent debout, encouragez-le à faire du bénévolat en restant aussi debout. Vous pourrez ainsi tous deux déterminer son niveau d’énergie et son aptitude au travail.

Si le patient touche des prestations d’assurance-invalidité, vérifiez au préalable que la compagnie d’assurance autorise le bénévolat et qu’elle le prendra pas comme un signe que le patient est prêt à retourner au travail. Bien que la plupart des compagnies d’assurance proactives autorisent les prestataires à faire du bénévolat sans remettre en jeu l’indemnisation, il existe des exceptions. Si l’assureur considère le bénévolat comme du travail, le patient pourrait perdre ses prestations.

Suggérer au patient de se consacrer davantage à ce qu’il aime faire

Si votre patient n’est pas assez en forme pour les activités de simulation de tâches, et particulièrement s’il est dépressif, conseillez-lui de consacrer plus de temps à ce qu’il aime faire. Après le diagnostic et pendant le traitement, les activités agréables aident les patients à s’en sortir et peuvent améliorer leur qualité de vie. Ils auront tendance à penser à autre chose, et leur état s’améliorera naturellement. Encouragez-les à en faire un peu plus chaque jour, systématiquement. Les activités agréables peuvent aussi vous aider, ainsi que votre patient, à évaluer son fonctionnement physique, cognitif et émotionnel.