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2. Évaluer les capacités de fonctionnement

Ms. Maureen Parkinson, Vocational Rehabilitation Counsellor, M.Ed. C.C.R.C, BC Cancer

Ms. Maureen Parkinson is the province-wide vocational rehabilitation counsellor at the BC Cancer Agency. She has also been vocational rehabilitation counsellor at a public rehabilitation hospital and vocational rehabilitation consultant to insurance companies and the court system. She has instructed and facilitated Service-Canada-funded programs on job searching and career exploration. Ms. Parkinson has a Masters in Counselling Psychology, is a Canadian Certified Rehabilitation Counsellor, and completed the Certified Return to Work Coordinator Program through the National Institute for Disability Management and Research. She has developed return-to-work and job-search seminars for cancer patients and created the guidebook “Cancer and Returning to Work: A Practical Guide for Cancer Patients” as well as on-line articles about returning to work and school. She also co-authored a paper commissioned by the Canadian Association of Psychosocial Oncology, “Cancer and Work: A Canadian Perspective”.

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Dr. Christine Maheu, RN, PhD

Dr. Christine Maheu is an Associate Professor in the Ingram School of Nursing, Faculty of Medicine, McGill University. Dr. Maheu is also an Affiliate Scientist at the University Health Network and the University of Toronto. At McGill University, she teaches research methods, supervises graduate students (masters, doctoral, post-doctoral), mentors practicing nurses and students in research, and conducts research in English and French. She has held research awards with the Canadian Institutes of Health Research, the Canadian Cancer Society, and the Canadian Partnership Against Cancer. These awards funded her research in psychosocial oncology, which focuses on developing and testing psychosocial interventions or measurements tools for various cancer populations. Additionally, in partnership with Ipsos Canada and funded by the Canadian Partnership Against Cancer, she is co-leading a nationwide survey of the needs of cancer patients for transition care from the end of their treatment to three years after their diagnosis. Dr. Maheu received awards for excellence in nursing research (2013, 2015, 2016) from Ovarian Cancer Canada, the Canadian Association of Nurses in Oncology, and the Quebec Association of Nurses in Oncology.

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Étape 2 sur 11 de la préparation au retour au travail :

 

Pour établir si un patient est prêt à envisager le retour au travail, il est nécessaire d’évaluer ses capacités de fonctionnement. Cette étape vous permettra de recenser ses limites et ses restrictions et de faire le point sur les besoins d’adaptation en milieu de travail. L’évaluation des capacités de fonctionnement servira également de référence pour estimer le chemin parcouru et savoir quand la situation se stabilise. Cette mesure peut jouer un grand rôle dans la planification de la réadaptation professionnelle, en indiquant s’il convient d’évaluer la capacité du patient à reprendre son ancien emploi (avec ou sans adaptation) ou d’envisager un changement de poste, ou même de profession.

Il faut du temps pour trouver un nouveau poste chez le même employeur, chercher un emploi ailleurs ou réorienter sa carrière, surtout lorsqu’une formation est nécessaire. Il est donc important d’établir rapidement les capacités de fonctionnement maximale du patient en lien avec l’emploi. Pour en savoir plus sur les aspects physiques, émotionnels et mentaux du retour au travail après un diagnostic de cancer, consultez Les répercussions du cancer sur le travail et les stratégies associées.

L’évaluation du fonctionnement physique

Le cancer et les traitements associés peuvent avoir de nombreux effets secondaires compromettant le fonctionnement physique. Il est essentiel de comprendre leurs répercussions pour établir la capacité à travailler, surtout chez les personnes exerçant un travail très physique.

La fatigue découlant du cancer est fréquente, à la fois pendant et après le traitement. Elle touche plus de 50 % à 90 % des patients, ce qui en fait l’effet secondaire le plus courant lors du traitement. 12 La fatigue peut aussi subsister longtemps après la fin du traitement (chez 30 % environ des survivants du cancer).2 Dans l’optique du retour au travail, il peut s’avérer utile d’évaluer le patient ou de l’aider à évaluer lui-même son niveau d’énergie en observant, par exemple, combien de temps il peut travailler avant de se sentir fatigué.

Tout comme les exigences du poste varient en fonction de l’emploi et du lieu de travail, les capacités sont différentes d’un survivant du cancer à l’autre. Il importe de compte de ces variations et de les surmonter lors de la préparation à la reprise du travail. Pour des idées sur l’évaluation du fonctionnement physique d’un survivant du cancer, consultez L’évaluation du fonctionnement physique.

Le fonctionnement cognitif

De plus en plus, le fonctionnement cognitif est vu comme un obstacle à la reprise du travail, particulièrement chez les survivants du cancer occupant des emplois exigeant sur le plan intellectuel. Les difficultés associées à la rapidité de traitement des informations cognitives, à la recherche des mots justes, à la lutte contre les distractions et à la réalisation de tâches multiples peuvent être plus élevées chez des survivants faisant l’objet de changements cognitifs. Les fournisseurs de santé peuvent :

  • Évaluer les fonctions cognitives;
  • Encourager les survivants du cancer à trouver des moyens de les améliorer;
  • Orienter les patients vers des ressources à même de les aider à surmonter leurs problèmes cognitifs;
  • Orienter les survivants vers des ressources qui les aideront à compenser leurs problèmes cognitifs.

Le fonctionnement psychologique3

Rien de plus normal que de se sentir démoralisé à l’annonce d’un cancer. L’état dépressif et l’anxiété prennent le pas et peuvent réapparaître à divers moments au cours des phases de dépistage, de diagnostic, de traitement, de récidive, et même chez les survivants. Quelle que soit son intensité, la détresse psychologique compromet la qualité de vie et risque d’entraver le retour au travail. Dans le texte ci-dessous, un survivant du cancer exprime avec des mots justes la différence entre son état de préparation physique et son état émotionnel :

Sur le plan physique, j’avais assez progressé pour reprendre le travail. Je marchais toujours avec une canne, mais il n’y aucune raison que je ne puisse pas faire des tâches de bureau – un boulot tranquille, de l’avis général. Mais c’était dans la tête, psychologiquement, que ça ne suivait pas. Je ne dirais pas [que j’étais] brisé, mais je n’étais pas vraiment en état de retourner [au travail] et de devoir composer avec tout ce qui m’attendait.

L’évaluation et le traitement précoce peuvent empêcher que la détresse ne devienne un obstacle à la reprise du travail. Pour des idées d’évaluation du fonctionnement psychologique, consultez notre page sur L’évaluation de l’état émotionnel. Vous pouvez aussi orienter les patients en détresse vers les professionnels compétents à des fins d’évaluation et de traitement, et recommander la prise en charge par des assureurs en invalidité.

Étape suivante :

Étape 3 : Comprendre et surmonter les obstacles au retour au travail

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