Language / La langue: 
Vous êtes ici:   Cancer et travail Professionnels de la Santé L’adaptation du lieu de travail Les exigences en matière d’agencement (ou ergonomie)

Les exigences en matière d’agencement (ou ergonomie)

L’agencement ergonomique joue souvent un rôle essentiel dans l’adaptation du poste de travail. L’ergonomie consiste à adapter les tâches et l’environnement professionnel de manière à créer un espace de travail personnalisé en fonction des besoins de l’employé. Un bon agencement ergonomique peut améliorer la sécurité, l’efficacité et la qualité dans la réalisation des tâches professionnelles. Il facilitera également la gestion des conséquences négatives de l’emploi comme la fatigue, la douleur, la faiblesse ou la limitation des mouvements, qui compromettent les capacités de l’employé à faire son travail.

Idéalement, il faudrait bouger fréquemment et éviter les postures statiques pendant des périodes prolongées. Mais, au travail, il n’est pas toujours possible de varier les positions. Il est donc important de bien connaître les lignes directrices sur l’ergonomie ainsi que l’équipement pouvant être adopté pour améliorer l’agencement ergonomique au travail. La recherche de cet agencement et des mesures d’adaptation constitue l’un des aspects les plus complexes mais aussi les plus importants de l’adaptation du lieu de travail. Il est donc vivement recommandé de demander une évaluation à un professionnel compétent.

Voici les éléments généraux dont il faudra tenir compte :

1. Le siège

Les caractéristiques du siège dépendent des besoins de l’employé, du milieu de travail et des tâches à accomplir. Les recommandations à cet égard doivent toujours être étudiées au cas par cas, car à chaque personne et à chaque milieu de travail correspondent des besoins uniques. Par exemple, un système de siège adapté à un employé de bureau sera totalement inadapté pour un hygiéniste dentaire. Plus encore, un siège destiné à deux personnes accomplissant les mêmes fonctions dans le même bureau peut être différent si l’une d’entre elles mesure 1,98 m (6 pi 5 po) et l’autre 1,68 m (5 pi 5 po). Par ailleurs, si l’emploi consiste à exécuter diverses tâches à divers endroits, il se peut qu’il faille prévoir plusieurs sièges différents.

Il est important de choisir un système de siège dont les caractéristiques peuvent être réglées en fonction de la personne qui l’utilisera. Les réglages importants sont, entre autres, la hauteur du siège, la profondeur du plateau, la hauteur et l’inclinaison du dossier, ainsi que la hauteur et la position des accoudoirs. L’aménagement devrait toujours être étudié au cas par cas, car à chaque personne et à chaque milieu de travail correspondent des besoins uniques.

Un fauteuil de bureau ergonomique pourra convenir si les tâches sont principalement exécutées en position assise à la hauteur d’un poste de travail standard. Voici quelques directives d’agencement général en cas d’utilisation d’un fauteuil de bureau :

  • Les pieds doivent être posés à plat au sol, sur un repose-pied.
  • Les genoux doivent être pliés à 90 degrés environ, les cuisses parallèles au sol.
  • Le dos doit être appuyé au dossier du fauteuil.
  • Les hanches et les cuisses doivent reposer sur le siège, avec un écart de deux à quatre doigts entre le rebord du siège et le creux des genoux.
  • Le soutien lombaire doit respecter la courbe naturelle du bas du dos.
  • Les accoudoirs doivent soutenir les avant-bras, les épaules détendues et les coudes à un angle de 90 à 100 degrés.
  • L’utilisateur doit accéder facilement aux réglages du fauteuil.

En ce qui concerne les emplois debout ou en hauteur (employé dans le commerce de détail, ouvrier, caissier), un fauteuil de bureau ne sera pas adapté car il est impossible de le lever suffisamment. Les personnes qui restent longtemps debout souffriront des membres inférieurs et du dos, auront les jambes gonflées, accumuleront une fatigue inutile, etc. Il peut donc être profitable d’envisager d’autres solutions, comme un tabouret de dessinateur ou ergonomique qui leur permettra d’alterner entre la position debout et la position assise.

Il existe des tabourets de dessinateur dotés de multiples fonctions qui seront utiles aux personnes travaillant de longues heures durant à des postes de travail surélevés. Certains d’entre eux possèdent des dossiers et des accoudoirs destinés à ceux qui ont besoin de ce type de soutien. Ces sièges ressemblent souvent à un fauteuil de bureau ergonomique dont le cylindre serait plus long. Il est important qu’un cale-pied soit fixé au fauteuil, afin d’assurer le soutien intégral des pieds. Il est tout aussi essentiel de déterminer si l’employé sera capable de monter sur la chaise et d’en descendre lorsqu’elle est réglée à la hauteur supérieure, ou s’il lui faudra une plateforme ou un marchepied. Les tabourets ergonomiques, proposés dans se vaste gamme de modèles et de styles comme les tabourets selles et les tabourets en hauteur, constituent également une solution de rechange intéressante. Ils peuvent être utilisés par des personnes qui travaillent habituellement debout, mais qui ont parfois besoin de s’asseoir pour se reposer. La plupart des tabourets n’ont ni dossier ni accoudoir. Il faut donc bien regarder s’ils conviennent à l’employé avant de recommander ce type d’équipement.

Les solutions doivent être examinées au cas par cas en fonction des besoins de la personne et de son milieu de travail. Voici certaines pistes de réflexion concernant le choix d’un tabouret de dessinateur ou ergonomique :

  • L’inclinaison – Les besoins en matière d’inclinaison doivent être examinés au cas par cas, en fonction de la position qui permettra à l’employé d’atteindre son matériel. Par exemple, sera-t-il simplement juché sur le tabouret, ou devra-t-il être bien assis? Dans le premier cas, il préfèrera peut-être un siège qui s’incline vers l’avant. Les tabourets de dessinateur sont parfois dotés d’un système de réglage d’inclinaison du siège, nécessaires à certains pour améliorer l’angle de leurs hanches et leur confort lorsqu’ils sont assis.
  • La base – Les exigences concernant la base doivent être définies au cas par cas. Certains tabourets, par exemple, sont équipés d’une base fixe ou d’une base à rotation continue. Il faudra également tenir compte de la portabilité s’il est nécessaire de déplacer le tabouret de dessinateur ou ergonomique. Enfin, le poids constitue un autre critère, ainsi que la présence de roulettes. Dans ce dernier cas, il faut savoir que des roulettes verrouillables favorisent la sécurité et la stabilité.
  • La hauteur du cylindre – La hauteur du cylindre doit être déterminée en fonction de la taille de l’employé et de la hauteur des surfaces de travail. En outre, elle doit répondre à tous les besoins de l’utilisateur en matière de hauteur de travail.
  • Le support dorsal – Le support dorsal doit être déterminé au cas par cas en fonction des besoins de l’employé, du type de tâches et de la durée de la position assise. Il est important d’établir également s’il aura besoin de régler l’angle du dos ou la hauteur du dossier.
  • Le repose-pieds – Il faut envisager l’ajout d’un repose-pied si l’employé est incapable d’atteindre le sol.

Si la personne doit rester debout pendant de longues périodes, il serait utile d’envisager l’installation de tapis anti-fatigue. Leur revêtement souple contribue à soulager les problèmes de dos et de membres inférieurs attribuables à de longues périodes en station debout.

2. Le clavier et la souris

Le clavier et la souris doivent être placés à un endroit facilement accessible, directement en face de l’utilisateur, à une hauteur, un angle et une distance permettant un soutien total du cou, du dos et des membres supérieurs. L’employé ne doit pas être obligé de tendre les bras, de faire pivoter le buste, de soulever les épaules ou de s’étirer sur le côté pour les atteindre. La position devrait être déterminée au cas par cas. Voici certaines lignes directrices d’ordre général :

  • Coudes à un angle d’environ 90 degrés.
  • Avant-bras appuyés sur les accoudoirs.
  • Épaules détendues.
  • Poignets en position neutre (éviter de les plier vers le bas, vers le haut, vers la droite ou vers la gauche).
  • Les poignets ne devraient pas reposer sur un repose-mains lors de l’utilisation du clavier, la pression sur le tunnel carpien pouvant causer une gêne.

3. Les écrans

La position devrait être déterminée au cas par cas. Voici certaines lignes directrices d’ordre général :

  • Garder la tête en position neutre devant l’ordinateur, soit le plus possible en équilibre sur la colonne vertébrale.
  • S’il n’y a qu’un écran, le placer directement face à l’utilisateur, à peu près à la distance du bras.
  • S’il y a deux écrans, ils peuvent être placés un peu plus loin.
  • Le côté droit et le côté gauche de l’écran double doivent être rapprochés de l’utilisateur et le centre poussé vers l’arrière de manière à ce que l’aménagement forme un V.
  • Le tiers supérieur de la page affichée doit se trouver dans la ligne visuelle directe de l’utilisateur.

4. Le téléphone

La position devrait être déterminée au cas par cas. Voici certaines lignes directrices d’ordre général :

  • Éviter de coincer le téléphone entre l’oreille et l’épaule.
  • Porter un casque en cas d’utilisation fréquente.

5. Le matériel ou l’équipement souvent utilisé

La position devrait être déterminée au cas par cas. Voici certaines lignes directrices d’ordre général :

  • Placer le matériel ou l’équipement souvent utilisé à portée de main.
  • Choisir du matériel doté de caractéristiques ergonomiques, comme des crayons avec des prises en caoutchouc ou des agrafeuses à pression légère.

6. Les documents papier

La position devrait être déterminée au cas par cas. Voici certaines lignes directrices d’ordre général :

  • Placer les documents souvent consultés dans un porte-documents.
  • Placer les classeurs assez haut pour éviter que l’employé doive s’étirer ou se pencher.
  • Choisir des tiroirs de classeur qui s’ouvrent et se ferment facilement.
  • Ces éléments aideront l’évaluateur et l’employé à déterminer les points à régler, à voir s’il est possible de modifier le matériel actuel ou s’il faut se procurer d’autre équipement.

Étape suivante :

L’évaluation de la technologie d’adaptation