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Employeurs

Les progrès accomplis pour traiter un grand nombre des 200 types de cancer existants ont considérablement augmenté l’espérance et la qualité de la vie des personnes qui en sont atteintes1. La Société canadienne du cancer estime à 196 900 les nouveaux cas de cancer au Canada en 2015 et à 63 % le nombre de survivants au terme des cinq années suivant le diagnostic. Pour en savoir davantage, consultez les Statistiques canadiennes sur le cancer de la Société canadienne du cancer.

Nombreux sont les survivants qui peuvent poursuivre le travail ou le reprendre après le traitement. D’après des recherches, le taux de retour moyen s’élève à 62 %2. Au bout de quatre ans, il est de 85 % et la plupart des survivants reprennent le travail dans la première année3. Toutefois, certains ont du mal à continuer à travailler ou à trouver un nouvel emploi. L’employeur peut jouer un rôle déterminant dans le bon déroulement du retour au travail de la personne survivante. Certains des aspects positifs du milieu de travail qui sont utiles dans cet objectif sont le soutien sur place, les mesures d’adaptation et les bonnes relations avec les employeurs4, 5, 2. Lorsque ces derniers adaptent l’environnement et y proposent du soutien, les survivants sont davantage susceptibles de mener une vie active productive.

Les sept principes de base favorables au retour au travail

Une étude de l’Institut de recherche sur le travail et la santé démontre que les organisations dans lesquelles les employés parviennent à reprendre le travail ont en commun ces sept principales de base :

  1. L’employeur se préoccupe beaucoup de la santé et de la sécurité, et chacun dans l’entreprise le prouve par son comportement.
  2. L’employeur propose aux employés malades un travail modifié adapté à leurs capacités de manière à ce qu’ils puissent réintégrer leur poste aussitôt que possible .
  3. Les personnes qui planifient le retour au travail veillent à ce que le plan tienne compte de l’employé sans désavantager ses collègues et ses superviseurs.
  4. Les superviseurs sont formés et participent à la planification.
  5. L’employeur communique rapidement avec l’employé et entretient la relation.
  6. Une personne est désignée pour coordonner le retour au travail.
  7. Les employeurs et les fournisseurs de soins de santé échangent des renseignements lorsque nécessaire.

L’analyse de rentabilité

Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles il est économiquement avisé de garder un employé atteint du cancer ou d’embaucher une personne ayant des antécédents de cette maladie :

  • Les coûts pour remplacer un employé sont élevés, tandis que ceux des mesures d’adaptation destinées à un employé handicapé (suite au cancer ou au traitement) sont étonnamment bas. En fait, des statistiques indiquent que dès lors que les mesures sont prises, la plupart des employés handicapés sont tout aussi efficaces que les autres employés, voire plus. Par ailleurs, ils sont portés à rester plus longtemps dans l’entreprise que leurs collègues.
  • En gardant un employé atteint de cancer, l’employeur continue à bénéficier de compétences et de connaissances propres à son entreprise.
  • L’embauche et le maintien en poste de personnes atteintes du cancer permet aux employeurs d’accéder à un effectif négligé et sous-utilisé de personnes talentueuses que d’autres entreprises refusent en raison de leur cancer ou de leur handicap.
  • La présence de personnes souffrant de cancer ou de handicap est profitable à l’image de l’entreprise et la rend plus attirante pour les demandeurs d’emploi et les clients.
  • En adaptant des postes aux employés atteints de cancer ou de handicap, l’employeur évite les amendes qu’il risque de devoir payer s’il refuse de le faire.
  • En soutenant un employé malade du cancer, l’employeur montre qu’il se soucie de sa main-d’œuvre, ce qui augmente les probabilités de loyauté envers l’organisation.

Ressources pour en savoir davantage